Historique de l'Institut Supérieur Industriel Département Agriculture d'Ath (Maffle)



L'historique de l'I.S.I. Ath (Maffle) débute bien longtemps avant sa création officielle.




On peut, en effet, faire référence à la création, le 15 décembre 1911, de l'Ecole de Culture et d'Elevage d'Ath, pour entamer la chronologie de l'enseignement agricole à Ath. L'installation dans les locaux de la rue P. Pastur date du 13 octobre 1912. Au cours des années, l'enseignement agricole a gravi divers échelons, passant du niveau enseignement secondaire inférieur (à l'origine) à l'enseignement secondaire supérieur (A2 anciennement) en 1934, pour voir l'ébauche de l'actuel graduat en 1946 (création d'une année de spécialisation en laiterie après l'obtention du diplôme d'agronome technicien). C'est en 1950 que fut créée l’école Spéciale d'Ingénieurs Techniciens de l’école de Culture et d'Elevage d'Ath, sous la direction éclairée et dynamique de L. DELMEE. Durant 3 ans la section n'est pas agréée, elle le sera suite à un accord politique passé entre le président de l'Institution R. THONE, député permanent, et le Ministre de l’intérieur (!) qui en a la tutelle, M. BRASSEUR. L’agrégation par Arrêté Royal date du 10 juillet 1953.



Devant le développement des sections et l'augmentation du nombre d'étudiants, un étage fut construit en 1953 sur le bâtiment initial qui était à un seul niveau. La même année, la Ferme pilote fut mise en chantier et inaugurée le 27 septembre 1955. La première promotion des ingénieurs techniciens fut proclamée le 4 octobre 1953 : 6 lauréats inaugurent la liste des diplômés, dont I de la section "tempérée" et 5 de la section "tropicale". Il faut se rappeler qu'à l'époque les débouchés vers l'ex-Congo belge étaient nombreux et que les diplômés s'expatriaient dès la fin de leurs études sans aucune difficulté.



A partir de 1955, M. DEMAREZ est responsable "sur le plan pédagogique et somme toute directeur des études" (discours de M. Le Directeur DELMEE, proclamation des résultats, octobre 1956).



En 1957. M. le Directeur DELMEE entreprend un voyage d'études dans l'ex-Congo belge. Accompagné des professeurs VRIJDAGH et LEVEQUE, il rencontrera de très nombreux anciens. M. VRIJDAGH réalisera un film remarquable qui constitue un document historique.

En 1958, l’école d'Ath fut chargée de la réalisation en collaboration avec la ville d'Ath et le Ministère de l'Agriculture, d'une exposition intitulée "Le Hainaut au travail". A Ath fut dévolu le volet agriculture. Des manifestations diverses et nombreuses (colloques, démonstrations,...) eurent lieu durant plusieurs jours et connurent un franc succès.



En 1959, M. le Directeur DELMEE décida la création de la section "Industries agricoles". A l'époque, et jusqu'à la création du diplôme d'ingénieur industriel en 1977, les études étaient réparties sur trois années, dont les deux premières étaient communes pour tous les étudiants. Ceux-ci avaient le choix de l'option en troisième année.



L'année 1960 fut malheureusement marquée par les événements tragiques que l'ex-Congo belge connut après l'indépendance. Cette situation entraîna un net désintérêt des étudiants pour la section "tropicale", dont le regain n'apparut qu'au début des années septante.



En 1963, la Direction de l’école est confiée à M. DEMAREZ, professeur depuis 1937 et qui remplissait déjà les fonctions d'adjoint à la Direction Générale assurée jusque là par M. DELMEE. Un an plus tard, survenait le changement de dénomination de l'Institution: L’école Provinciale de Culture et d'Elevage et fondation Coloniale (en suite Tropicale à partir de 1960) devient l'Institut Agricole de la Province de Hainaut, avec son "Ecole Spéciale d'Ingénieurs Techniciens", titre que porte la section depuis son origine.



Dès 1966, des mouvements de refonte des études d'ingénieurs techniciens sont perçus. Il est alors question de porter les études à 4 ans car "il apparaît que dans l' Europe de demain, le personnel technique sera classé en 2 niveaux : le technicien et l'ingénieur".



A partir de 1969, le problème des Ingénieurs techniciens est de plus en plus discuté. Le projet de loi est déposé et, à l'époque, il comporte deux volets: enseignement technique et enseignement agricole, ce qui laisse toutes ses chances à la section Ingénieurs d'Ath. Les étudiants, sensibilisés par le corps professoral, entament une série de manifestations, dont la plus spectaculaire fut sans conteste la "prise de la Tour Burbant". Nous ne résistons pas au plaisir de reproduire in extenso la relation qu'en fit le 2 mai 1969, le quotidien local "Le Courrier de l'Escaut"



"Durant la nuit de mardi à mercredi, de 22 h à 5h du matin, les étudiants de L'Institut Agricole du Hainaut à Ath, ont manifesté du haut de la Tour Burbant. Cette manifestation entrait dans le cadre des manifestations organisées depuis quelques mois déjà par les étudiants de l'enseignement technique. Mardi soir ils étaient 39, dont 2 jeunes filles, à s'être barricadés dans le donjon du château de Baudouin IV le Bâtisseur, ce donjon imprenable qui fut leur retranchement d'une nuit. D'autres étudiants se trouvaient sur la place parmi la foule et le long du boulevard du château d'où ils faisaient écho au chahut des retranchés. Le coup était bien monté. Il n'avait pas été difficile d'occuper la tour, la porte d'accès étant constamment ouverte depuis quelques temps. Une fois occupée, la tour fut rendue inaccessible. La porte fut bloquée de l'intérieur et les premières fenêtres barricadées. Sur la terrasse verte de la tour, où flottaient les calicots "Halte au chaos", "Prisonniers de l'inertie gouvernementale", les manifestants ont allumé un grand feu de camp. Toute la nuit, ils ont brûlé de vieux pneus et de la paille aspergée de mazout. Ce foyer dégageait une épaisse fumée noire que le vent poussait vers la ville Toute la nuit, les trois canons "à carbure" des manifestants ont tonné. Toute la nuit, des centaines et des centaines de pétards ont éclaté, tandis que retentissaient les trompettes. A tout cela se mêlait la voix des étudiants réclamant leur statut, condamnant le chaos, l'inertie, réclamant le ministre DUBOIS, etc.

Les premières détonations et la sirène appelant les pompiers à la rescousse (crainte d'un incendie) avaient amené un grand nombre de personnes à l’entrée de la rue du Gouvernement. La police et la gendarmerie maintenaient cette foule à l’écart. Les étudiants, à plusieurs reprises, ont demandé aux pompiers et aux Athois d'être de leur côté. Ce n'était pas tellement l'avis des pompiers, qui, pour la plupart, voyaient s'approcher l’heure de la reprise du travail et qui, au lieu de jouir du repos nocturne, veillaient au pied d'une tour sous les pétards, parfois très dangereux qu'on leur lançait. D'autre part, on craignait également l'accident, moins à cause du feu qu'en raison de l'absence de parapet au sommet de la tour que les étudiants avaient choisie comme siège de leur manifestation d'une nuit. Les canons se sont tus vers 5 heures du matin. Il y avait encore à ce moment une quinzaine de personnes à l'entrée de la rue du Gouvernement. Tout se passa sans incident. Les 39 manifestants furent amenés à la permanence de police où il fut procédé à des contrôles d'identité et à la saisie du matériel et où on a sans doute fixé le montant des indemnités qui devraient être payées à la Ville pour le temps d'occupation des pompiers volontaires. Dans la nuit, parmi la foule, on a remarqué la présence de M. le Bourgmestre VANDENSAVEL, des commissaires de police KEYMEULEN et CROMBAIN et du capitaine commandant FABRY, commandant le district de gendarmerie d'Ath."



Deux photos très suggestives illustraient cet article, l'une représentant la tour et les étudiants tendant les calicots, l'autre montrant la grand-place d'Ath, noire de monde. Pour la petite histoire, des "accommodements" furent possibles avec les autorités communales quant aux frais réclamés aux étudiants.



Une autre action spectaculaire fut encore menée par les défenseurs, étudiants et enseignants, de la section ingénieurs d'Ath. Des milliers de lettres de protestation furent adressées au Ministre DUBOIS. A cette fin, étudiants et professeurs se sont répartis dans les gares d'Ath et de la périphérie durant plusieurs jours, dès 5 heures du matin sollicitant les signatures des voyageurs et collectant l’argent nécessaire à l’envoi des lettres au domicile privé du Ministre DUBOIS (à Mons).



Malgré tout, rien ne fut décidé dans les mois qui suivirent. Le 9 octobre 1971, fut célébré le 60ème anniversaire de l’institut Agricole, séance académique au cours de laquelle le Ministre Abel DUBOIS, clôturant la série d'allocutions déclara que "la loi du 7 juillet 1970 relative à la structure générale de l'enseignement scolaire ferait date dans la revalorisation des études techniques supérieures et agricoles". Cette déclaration resta sans lendemain.



En 1972, afin, non seulement de promouvoir, d'organiser et de coordonner les recherches appliquées dans les différents secteurs de l'agriculture, mais encore de faciliter le passage des techniques nouvelles du stade expérimental au stade de l'exploitation, est installé le "Centre Agronomique de Recherches Appliquées du Hainaut", mieux connu sous son acronyme C.A.R.A.H.



En 1973, notre section Ingénieurs techniciens est classée au niveau "Ab" du Registre Européen des Professions Techniques Supérieures, ce qui nous redonnait confiance pour la reconnaissance dans le nouveau projet de restructurations de l'enseignement supérieur en préparation. Cette même année voit la construction de la première aile du "nouveau bâtiment" occupé fin 1974. Un atout supplémentaire, pensions-nous, pour notre revalorisation. Les laboratoires vastes et biens équipés en matériel scientifique permettaient d'améliorer sensiblement la qualité de l'enseignement dispensé, à travers des travaux pratiques de plus en plus élaborés. La population estudiantine ne cesse d'augmenter à la rentrée 1973-1974, 100 étudiants sont "régulièrement" inscrits pour les 3 années d'étude. Le Mémorial administratif de la Province du Hainaut no154 du 10/11/l975, publie la résolution du 30/05/1975 créant un "Institut provincial supérieur d'Ingénieurs techniciens industriels (!)" à Charleroi à dater du 11/09/l975. Cet institut regroupe l'Université du Travail à Charleroi, l'Institut Supérieur de chimie à Hornu et l'Institut Provincial de Tournai, avec 7 sections pour l'ensemble des Instituts. Que devient l'Institut Agricole d'Ath ?



En 1976, le Conseil d'Administration de l'Institut Agricole a connu une profonde restructuration avec l'entrée, en son sein, de deux représentants de l'enseignement supérieur, J-M BELIEN pour les Ingénieurs techniciens et J. L'HOIR pour les gradués. Cette même année, la section Ingénieurs techniciens a 25 ans.



Depuis sa création 231 étudiants ont été diplômés, soit 64 en "tempérées", 85 en "tropicales" et 87 en "industries". 76,2 % d'entre eux sont belges et les étrangers proviennent de 17 pays différents ; 62 % travaillent en Belgique et 42 % plus particulièrement en Hainaut. Mais la restructuration de la section devient de plus en plus préoccupante. Le "projet de loi concernant l'organisation de l'enseignement supérieur technique et supérieur agricole de type long" (c'est sa nouvelle dénomination) fait l'objet de nombreux amendements (56 au total tant au Sénat qu'à la Chambre). Mais la préoccupation de l'Association des Ingénieurs Diplômés d'Ath, concerne surtout le choix de sites futurs pour l'installation des nouveaux instituts. Aussi l'association des diplômés ne reste pas inactive, loin s'en faut. Un comité d'honneur est constitué en 1976. Sa composition est certainement garante de l'intérêt que les personnalités qui ont accepté d'en faire partie portent à la section des Ingénieurs techniciens. Elle constitue en outre une caution pour la valeur de l'enseignement de cette section.



Membres du Comité d'honneur :



M. le Directeur Général honoraire L. DELMEE

M. le Directeur Général M. DEMAREZ

M. le Sénateur P. DESCHAMPS

M. le Recteur FRANEAU, de l'Université de l'Etat à Mons

M. le Député Permanent J. HOCHEPIED

M. le Professeur A. HUVELLE, Conseiller Communal à Ath

M. le Professeur J. LAMBERT, de l'Université de Louvain

M. le Professeur A. LEDENT, de la Faculté Agronomique de Gembloux

M. l'Ingénieur MAERTENS, Directeur de l'Institut Royal Belge pour

l'Amélioration de la Betterave (IRBAB) à Tirlemont

M. le Député J. PICRON

M. le Professeur RASMONT, de l'Université de Bruxelles

M. le Sénateur G. SPITAELS

M. le Docteur VANDENSAVEL, Bourgmestre d'Ath

M. le Député Permanent le HARDY de BEAULIEU



En janvier 1977, un mémorandum est établi et adressé aux autorités responsables. En 10 pages, cette brochure montre d'une manière irréfutable les atouts qui devraient permettre l'installation à Ath d'un institut complet avec candidatures et années de spécialisation. Malgré tout une décision très controversée sera prise par les autorités provinciales quelques mois plus tard. La parution au Moniteur Belge de la loi du 18 février 1977 organisant les Instituts Supérieurs Industriels prévoit en son article 18 la disparition progressive des études conduisant au grade d'ingénieur technicien. Elle entraîne la création d'un seul Institut Supérieur Industriel Provincial dont le siège est à Charleroi, avec deux antennes, l'une à Tournai, qui obtient le cycle complet des 4 années d'études, tandis qu'Ath, malgré une population estudiantine plus importante, une spécificité reconnue à travers tout le pays et à l'étranger, n'obtiendra que les deux dernières années, celles de l'ingéniorat. En outre l'option tropicale est supprimée.

En dépit de nombreuses manifestations, interventions, pétitions la décision sera appliquée intégralement. Et pourtant, la même année, on construisait la seconde aile du nouveau bâtiment qui aurait dû être l'amorce d'un nouvel élan à la formation agronomique en Hainaut.



En 1978, cinq nouveaux auditoires sont construits. Ils sont réservés exclusivement aux ingénieurs et aux gradués. A partir de la rentrée académique de 1977-1978 une 4ème année "transitoire" fut organisée à Ath pour les étudiants qui achevaient avec succès leur 3ème année d'ingénieurs techniciens en fin d'année 1976-1977. La réussite de cette 4ème année leur conférait d'office le diplôme d'Ingénieur industriel. Durant 3 années cette quatrième transitoire fut organisée et permit aux étudiants qui avaient entrepris les études d'ingénieurs techniciens avant 1977 d'obtenir le grade d'ingénieurs industriels. Par la suite, les étudiants entamèrent le nouveau cycle c.-à-d. 2 années de candidature (polyvalente) et 2 années d'ingéniorat spécialisé.



Entre-temps en octobre 1977, Mr le Directeur Général DEMAREZ, prend sa retraite et l'Institution est placée sous la direction du confrère R. HARPIGNY , un homme qui connaissait bien la maison, car il y était entré 30 ans plus tôt comme étudiant, pour y exercer ensuite des fonctions professorales.



Sous son impulsion dynamique, l'enseignement connut un développement important, tandis que les "Services agricoles" purent s'épanouir. Quant au département Ingénieurs industriels, il souffrait de la dispersion des sites d'enseignement, malgré la qualité du corps professoral, de son dévouement et des installations et équipements dont il disposait. La population estudiantine des deux années de spécialisation se situe, bon an mal an, entre 40 et 60 étudiants répartis sur 3 options, car entre temps une option horticulture fut ouverte en 1987.



En 1986, le 75éme anniversaire de l'Institut Agricole permit une nouvelle fois de se rendre compte de la renommée de l'Institution. Des démonstrations (27-28 septembre 1986), une série de colloques durant l'hiver 1986-1987 et une séance solennelle de clôture le 23 octobre 1987 jalonnèrent cette célébration.



Au cours de la séance de clôture, on entendit un exposé particulièrement brillant de M. le Ministre PISANI qui projeta ses idées de "l'Agriculture de l'an 2000". Malgré les difficultés, déjà signalées, liées à la dispersion des sites d'enseignement, le département agriculture de l'Institut Supérieur Industriel du Hainaut améliore sans cesse ses activités et son renom.



Après avoir été dirigé par le Prof. R. MARECAUX (Directeur Adjoint de l'I.S.I.P.H) à sa création en 1977, il fut ensuite placé sous la direction du Prof. J. HEMPTINNE (31-01-1989) [1] et il connaît depuis 1988 une activité tournée vers l'extérieur très éclectique. Dans le cadre, notamment du projet européen ERASMUS, nos étudiants ont l'occasion d'étudier en Italie, en Espagne, en France, en Angleterre et aux Pays-Bas, ce qui permet des contacts fructueux entre étudiants d'abord et professeurs ensuite. L'installation à Maffle (Ath), en septembre 1992, dans des locaux rénovés permet de regrouper en un site unique les auditoires et laboratoires modernes adaptés aux exigences de l’évolution technologique de notre domaine agricole.



Par décret du 5 août 1995, la Communauté française de Belgique modifia fondamentalement l’organisation de tout l’enseignement supérieur en créant les Hautes Ecoles pluri-types (courts et longs rassemblés) et pluri-catégorielles. C’est ainsi que l’enseignement supérieur agricole de type long situé à Maffle en 1976 devint en septembre 1996, l’une des six catégories de la Haute Ecole Provinciale de Charleroi – Université du Travail. Au départ à la retraite de J. HEMPTINNE, le pouvoir organisateur demanda à Monsieur VAN KONINCKXLOO, directeur du graduat agricole et technique, puis directeur de catégorie au Hainaut occidental, d’assurer la coordination pédagogique de cette nouvelle entité éducative reprenant cette fois-ci les candidatures «agro» de Charleroi et de Tournai dans son giron.



La formation d’ingénieur industriel en agriculture, voulu par le législateur en 1977, est donc organisée en deux cycles d’études répartis sur quatre années. Dans cette section agriculture, l’institut Athois organise toutes les finalités et options prévus par la loi, l’agriculture dans sa finalité avec, depuis septembre 2001, son orientation «environnement» (comme à Huy !), l’horticulture et les industries agricoles et alimentaires, même si cette dernière terminologie ne reflète plus exactement la réalité du terrain.



L’année 1997-1998 marque un tournant important dans nos relations internationales puisqu’elle concrétise pour la toute première fois la mise en œuvre d’une stratégie européenne dans le cadre d’un contrat institutionnel SOCRATES. Dix-huit universités étrangères collaborent avec trois catégories de notre nouvelle Haute-Ecole sous la responsabilité d’un seul coordinateur Athois en l’occurrence notre confrère le professeur Jean-Philippe LAHOUSTE. Des missions d’enseignement de courte durée en France et en Italie impliquant cette fois des enseignants de l’agro sont venus s’ajouter aux flux déjà considérables de nos étudiants. L’autre fait marquant de cette année 1998 est l’ouverture, par décret, du deuxième cycle de l’ingénieur industriel aux diplômés du graduat sur base d’une passerelle personnalisée prélude à la future uniformisation des études supérieures en Europe (3-5-8).

Après cette année d’organisation et coordination du seul cours européen et intensif ERASMUS en Brasserie-Malterie, l’ingéniorat de Maffle a ouvert en septembre 2001 une toute nouvelle formation internationale de spécialisation en «Fermentation» axée sur la brasserie, l’œnologie -viticulture et les produits laitiers fermentés en partenariat avec l’école nationale des ingénieurs des travaux agricoles de Bordeaux et l’Université du Piémont oriental en Italie. Cette année d’études, accessible aux porteurs d’un diplôme de deuxième cycle en Europe, conduit en Belgique à un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) et en France à celui d’ingénieur des travaux agricoles (BAC + 5).

[1] M le Prof. J. HEMPTINNE, était responsable du « Département agriculture » depuis 1977.
 

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